Les monuments‎ > ‎

le château

A l’extrémité du bourg, en bordure de la rivière Aveyron qui bat le pied de ses murs talutés, est implanté le château de Féneyrols appelé pendant tout le Moyen-Age « Capdhuel », forme romane du latin « Capitolium », vestige du passage des Romains.

Le château dont l’existence est mentionnée dans la charte de coutumes octroyée aux habitants en 1323 par Raymond de Castelnau, seigneur de Féneyrols, est à l’origine un « fort », ou demeure fortifiée, associé étroitement à la défense du village en servant au guet et en offrant un refuge à la population en cas d’attaque.

Ayant appartenu pendant 400 ans à la famille de Lafon devenue propriétaire par mariage d’Hélips, fille aînée de Raymond de Castelnau, avec Guillalmon de Lafon, le château, la seigneurie de Féneyrols et ses dépendances furent rachetés par adjudication en 1763 par Antoine de Rous, président trésorier de France du bureau des finances à Montauban, co-seigneur d’Aubin en Rouergue dont sa famille était originaire.

Pendant la guerre de 100 ans, deux ans après le traité de Brétigny (1360), le château fut pris quatre mois par les Anglais, puis libéré grâce aux secours envoyés notamment par les consuls de Saint Antonin. Les guerres de religion ont également tenu une grande place : Flottard 1er de Lafon fut un ennemi mortel des protestants au point que ceux-ci, enhardis par la défense des protestants montalbanais face à Louis XIII, projetèrent en 1622 de s’emparer de Féneyrols et des villages alentour.


La forteresse féodale a subi à travers le temps bien des remaniements tout en conservant à peu près sa forme d’origine repliée sur elle-même, en forme de fer à cheval, orientée vers la rivière dont elle défendait un passage à gué. Des fossés l’entouraient au nord et à l’ouest.

Le château actuel se compose de plusieurs corps.
Le corps principal, le plus ancien, dont la façade XVème, XVIème siècles est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, présente un plan complexe dû aux aménagements successifs dont il a fait l’objet.
Du XVème siècle datent l’escalier de pierre à vis renfermé dans la tour ronde à la toiture biseautée, les fenêtres à meneaux, certaines petites baies chanfreinées, équipées intérieurement de coussiège en pierre, les mâchicoulis qui couronnent le mur ouest.
Le chemin de ronde est supporté par des consoles de pierre à trois ressauts en quart de rond.
Son parapet de pan de bois, hourdé de tuff, est percé de meurtrières.
L’intérieur a été transformé au XIXème siècle, comme a été reconstruite l’aile en retour sur les substructures du fort antérieur.
Attenant, le moulin banal, dont seul le premier niveau est médiéval, les parties hautes ayant été détruites en 1930 lors de la terrible crue de l’Aveyron dont les eaux avaient envahi la partie ancienne du château.